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Ligue des droits de l'Homme

Section du Pays d'Aix-en-Provence

Archives de l'auteur : LDH Aix

#32 – Novembre 2016 : Les violences faites aux femmes : parlons-en, brisez le silence ! 21 novembre, 2016

Les violences faites aux femmes depuis des millénaires sont la manifestation du
sexisme et du machisme présents dans la plupart des sociétés. Ces
comportements sont à relier aux autres discriminations dont les femmes sont
victimes, notamment dans les domaines économique et social (organisation du
travail, inégalités de salaire, accès aux responsabilités…).
Dans ce numéro des Echos, nous n’analysons pas les causes du sexisme et du
machisme (on peut pour cela se reporter aux Echos n°16 et 25, Femmes : luttes
passées, combats d’aujourd’hui, mars 2013, actualisé en mars 2015).
Ici, nous allons principalement décrire les différentes formes que prennent les
violences que subissent les femmes, alerter sur leur gravité, conseiller de ne
jamais se taire, dire auprès de qui chercher un secours.

Pièces jointes

les-echos-de-la-ldh-n-32_v6 Télécharger

Toussaint 2016 : retour du fichier des « gens honnêtes » ? 3 novembre, 2016

Communiqué LDH

Avec la création du fichier baptisé « titres électroniques sécurisés » (TES), le gouvernement prétend faciliter l’obtention d’un passeport ou d’une carte d’identité et permettre l’authentification des demandeurs. Il entend également limiter la falsification de ces documents.

Aussi louables que soient de tels objectifs, ceux-ci ne sauraient occulter l’extrême dangerosité d’une base de données qui va centraliser des informations personnelles et biométriques sur la quasi-totalité de la population française, s’inspirant ainsi d’un projet proposé par le précédent gouvernement et partiellement censuré par le Conseil constitutionnel. A cette époque, l’actuel garde des Sceaux avait qualifié un tel projet « de bombe à retardement ».

Le gouvernement, chevauchant une loi qu’il avait décriée et s’exemptant d’un débat au Parlement, s’est contenté de faire paraître, en catimini, un décret pour créer ce fichier unique d’une taille inégalée et malgré les nombreuses réserves de la Cnil.

La LDH dénonce avec force la mise en place d’un outil qui d’ores et déjà est consultable par une multitude de services et qui sera exposé à toutes sortes de piratages. Par ailleurs, ce fichier ne présente aucune garantie quant à d’éventuelles évolutions, tout cela sans possibilité de recours de la part des citoyen-ne-s et sans aucun contrôle d’une instance indépendante. Ce gouvernement poursuit ainsi son choix d’une surveillance de masse et fait preuve de la plus grande irresponsabilité.

La LDH continuera à informer les citoyen-ne-s sur les dangers de cette base de données qui met en danger la protection de la vie privée et le respect des libertés individuelles.

 

Paris, le 3 novembre 2016

Source: Toussaint 2016 : retour du fichier des « gens honnêtes » ?

Les ONG en appellent à la responsabilité des sénateurs : ne détruisez pas le dispositif de protection des lanceurs d’alerte dont la France doit enfin se doter avec la loi Sapin 2 2 novembre, 2016

Communiqué commun

Les ONG regrettent très vivement que la commission des lois sénatoriale ait mis à bas le dispositif équilibré adopté par l’Assemblée nationale – fruit du travail du gouvernement et des deux chambres, lors de l’examen du projet de loi « transparence, lutte contre la corruption et modernisation de la vie publique ». Plus d’un quart des amendements ont été déposés sur l’unique article concernant la protection des lanceurs d’alerte (article 6) – visant notamment à la suppression du principe de précaution dans la définition, du soutien financier aux lanceurs d’alerte (pourtant adopté par le Sénat en première lecture) ou des sanctions pénales pour les auteurs de représailles. Nous exprimons notre vive inquiétude et incompréhension face à la destruction des fondements du dispositif, inspiré des meilleurs standards internationaux et notamment du modèle britannique (1998), des recommandations du Conseil de l’Europe (2014), des ONG (2015) ou du Conseil d’Etat (2016).

Afin d’assurer une protection effective des lanceurs d’alerte, nous demandons la réintroduction de toutes les mesures supprimées, et la mise en cohérence de la procédure de signalement avec la loi organique relative au Défenseur des droits.

Il appartient au Sénat dans sa rigueur de régulariser la saisine directe du Défenseur des Droits par le lanceur d’alerte, à l’instar des victimes de discrimination, de préciser le rôle des instances représentatives du personnel dans le dispositif, et de veiller au maintien des acquis des lois sectorielles déjà adoptées conformément aux recommandations du Conseil d’Etat.

En adoptant, comme l’ont fait avant nous de nombreux pays démocratiques, un dispositif cohérent et équilibré visant à protéger les lanceurs d’alerte agissant au service de l’intérêt général, le Parlement contribuera à renforcer la participation des citoyens à la vie publique.

 

Lien vers la pétition des ONG pour un statut global et protecteur des lanceurs d’alerte (plus de 66 000 signataires)

 

Communiqué de :

  • Anticor
  • Bloom
  • CCFD-Terre solidaire
  • CFDT
  • CFDT Cadres
  • Collectif Roosevelt
  • Greenpeace France
  • Le Pacte civique
  • Ligue des droits de l’Homme
  • Plateforme des paradis fiscaux et judiciaires
  • Powerfoule
  • Pugwash-France
  • Réseau Environnement Santé
  • Sciences Citoyennes
  • Transparency International France
  • UGICT – CGT

 

Paris, le 2 novembre 2016

Source: Les ONG en appellent à la responsabilité des sénateurs : ne détruisez pas le dispositif de protection des lanceurs d’alerte dont la France doit enfin se doter avec la loi Sapin 2

La LDH soutient le film documentaire « Les Pépites », de Xavier de Lauzanne 13 octobre, 2016

Affiche_LesPepites_72dpiSortie le 5 octobre 2016

La Ligue des droits de l’Homme soutient le film documentaire de Xavier de Lauzanne, Les Pépites.

Ce pourrait être la simple illustration d’une belle action humanitaire, l’histoire de l’association Pour un sourire d’enfant, mais dans Les pépites on trouve beaucoup plus que cela.

Xavier de Lauzanne, dont la LDH a soutenu le précédent documentaire sur Les Enfants valises, filme à nouveau des enfants, au Cambodge cette fois, et il nous raconte comment un couple de retraités, grands voyageurs depuis toujours, ont, depuis plus de vingt ans, changé le sort de près de dix mille enfants.

C’est en 1995 que Christian et Marie-France des Palières s’intéressant aux enfants des rues de Phnom-Penh ont été conduits par ceux-ci sur la décharge à ciel ouvert de la ville. Ils ont découvert là des centaines d’enfants de 6 à 15 ans qui fouillaient les immondices, pour la plupart à mains nues, souvent pieds nus, cherchant de quoi se nourrir ou des matériaux à revendre. Ce fut pour eux un choc tellement fort qu’ils ont commencé tout de suite à distribuer sur place un repas par jour à ces enfants (c’était ce qu’ils demandaient en premier, le souhait le suivant étant de pouvoir aller à l’école). Ils ont alors construit une paillote un peu éloignée de la décharge à cause des odeurs et des mouches, et commencé à leur donner des soins médicaux, de quoi se laver et recruté des enseignants sur place pour ouvrir quelques classes. Puis ils ont vendu tous leurs biens en France et commencé à construire les bâtiments en dur d’une école, créé l’association Pour un sourire d’enfant (PSE) qui leur permet de faire parrainer les enfants et de donner aux familles une quantité de riz tous les mois pour compenser la perte de « revenus » due au fait que l’enfant est scolarisé. Au fil des ans les structures ont évolué avec la construction d’un internat pour les orphelins, d’une école secondaire et la mise en place de plusieurs filières de formation professionnelle (restauration, informatique, mécanique, mais aussi métiers de la mode…). C’est ainsi que le réalisateur a pu travailler pour son film avec des techniciens cambodgiens formés dans le centre de formation aux métiers du cinéma de PSE. Il a collaboré avec les élèves et les enseignants, enthousiastes à l’idée de raconter leur propre histoire.

Si l’on peut être gêné parfois par l’insistance du réalisateur à faire dire par les enfants (sur les images d’archives) leur histoire familiale, les sévices subis, cela permet de comprendre que la dictature épouvantable des khmers rouges n’a pas laissé seulement ce pays exsangue, il a aussi entraîné une perte des repères moraux qui sont pour beaucoup dans la maltraitance de ces enfants.

Mais il faut vraiment voir le bonheur d’apprendre de ces enfants, le sourire de chacun d’eux lorsqu’il reçoit son « paquetage » (cahiers, livres, stylos, uniforme) signifiant qu’il est admis à l’école pour comprendre combien l’accès à l’éducation est un besoin vital.

Aujourd’hui les premiers bénéficiaires de l’œuvre du couple des Palières sont devenus adultes, entrés dans la vie active, certains sont devenus enseignants ou responsables de différents services au sein de l’école, ce qui est certainement le meilleur gage de pérennité de cette entreprise : qui mieux qu’eux pourrait en effet comprendre les besoins de ces enfants.

Si Christian des Palières affirme avoir été « […] capable de faire un choix radical quand vous sentez qu’il va vous rapporter beaucoup. Ce n’est pas du mérite, ce n’est pas une vocation, c’est de la recherche du plaisir, c’est de l’égoïsme », on souhaiterait que l’égoïsme et la recherche du plaisir se manifestent plus souvent de la même façon ! L’humanité, la solidarité, témoignées par le couple, pour qui les droits de l’enfant ne sont pas un vain mot, ainsi que l’efficacité de leur action ne peuvent que susciter notre admiration.

Les Pépites
Documentaire français, 2016

Durée : 1h28
Réalisation : Xavier de Lauzanne
Production : Aloest Productions
Distribution : Rezo Films

Visitez le site du film

Facebook/lespepiteslefilm

Twitter @Lespepitesfilm

© DR

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© Aloest Productions Bonne Pioche

Source: La LDH soutient le film documentaire « Les Pépites », de Xavier de Lauzanne

Dites stop à l’impunité des multinationales ! 13 septembre, 2016

Appelons la France et l’Union européenne à soutenir le traité des Nations unies sur le respect des droits humains par les entreprises multinationales.

Ce sont des millions d’injustices auxquelles nous pourrions enfin mettre un terme, si seulement les multinationales étaient tenues légalement responsables des violations aux droits humains qu’elles commettent partout dans le monde. Aujourd’hui, des négociations ouvertes à l’ONU sur un traité international contraignant pourraient enfin mettre fin à cette impunité. A condition que le France et l’Union européenne ne fassent pas obstacle…

Nous vivons dans un monde où les sociétés multinationales ont des pouvoirs sans égal. Chaque jour, leurs activités et celles de leurs filiales et de leurs chaînes d’approvisionnement affectent la vie de centaines de millions d’êtres humains et l’avenir de la planète. Elles le font en toute impunité car elles ont une capacité d’influence sans précédent sur les gouvernements et les décideurs politiques. Exploitation des travailleurs.ses, conditions de travail indignes, expulsions de populations, financement de milices, destructions environnementales et pollutions meurtrières… Quels que soient la gravité des faits et le nombre de victimes, actuellement aucun instrument juridique international ne s’applique aux entreprises multinationales !

Signez cette pétition et demandez à la France et l’Union européenne de soutenir le traité des Nations unies sur le respect des droits humains par les entreprises multinationales.

Pétition lancée par

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Source: Dites stop à l’impunité des multinationales !

Contre les expulsions destructrices. Pour la construction d’une politique d’hospitalité 13 septembre, 2016

Communiqué commun

Entre janvier et septembre 2016, à Paris, Calais, Cherbourg, Chocques, Dieppe et Steenvoorde, de nombreux campements ont été détruits, où survivaient plusieurs centaines d’hommes, femmes et enfants.

A Norrent-Fontes, un campement où survivent 250 exilé.e.s est menacé à son tour. Cet endroit précis est  pourtant habité depuis 2008, suite à un accord passé entre les collectivités locales, les associations et les exilés, après une décennie d’expulsions délétères. Ce campement, financé par le Réseau des Élus Hospitaliers a, comme de nombreux autres, été toléré et reconnu par les autorités préfectorales qui veulent maintenant le détruire au mépris des personnes qui s’y abritent. L’audience au tribunal de Béthune aura lieu le mercredi 14 septembre prochain.

A Calais, les autorités préparent la destruction des cabanes où survivent 9000 personnes. C’est pourtant précisément à cet endroit que les mêmes autorités ont décidé de parquer ces gens en 2015, le plus loin possible de la vie de la cité, tolérant explicitement la construction de ces abris. Malgré les conditions de vie extrêmement difficiles, les exilé.e.s se sont organisé.e.s individuellement et collectivement. Une vie sociale s’est développée, aujourd’hui menacée, sans autre solution que l’errance.

Depuis la fermeture du camp de Sangatte en 2002, plusieurs dizaines d’expulsions de squats et de campements ont eu lieu. Force est de constater que la même histoire se répète sans cesse: les pouvoirs publics ouvrent eux-mêmes ou laissent s’ouvrir des « lieux de tolérance » pour les fermer ensuite à plus ou moins longue échéance, en annonçant au pire la fin d’un problème et, au mieux, des solutions qui, étant trop souvent indignes et toujours inadaptées, montrent très rapidement leurs limites.

La recrudescence de ces expulsions/destructions ces derniers mois est le signe de l’échec patent des politiques d’inhospitalité mises en place par l’État et certains élus locaux à l’encontre des exilé.e.s en transit.

Plutôt que de réfléchir et d’expérimenter des dispositifs d’accueil adaptés, les responsables préfèrent déplacer régulièrement les bidonvilles, quitte à empirer la situation.

Nous le savons par expérience: les expulsions des lieux de vie n’ont jamais eu d’autres conséquences que d’aggraver la précarisation des personnes expulsées qui perdent leurs effets personnels, sont dispersées et condamnées, plus fragilisées encore, à errer à la recherche d’un nouvel abri.

Sans concertation ni solutions adaptées, la destruction des abris détruit aussi un réseau social.

Devant les carences de l’État, nombreuses sont les associations et les personnes qui viennent en aide aux exilés. Aide humanitaire, information sur les droits, accès aux soins de santé, conseil et accompagnement administratif, etc. Les destructions de lieux de vie effacent les espaces où se retrouvent des personnes de confiance et renforcent la méfiance des exilé.e.s vis à vis d’un État qui les pourchasse jusque dans les fossés, les stocke dans des containers ou les contraint à un déplacement forcé en CAO, dans la direction opposée à leur trajet migratoire.

La destruction des abris intensifie également la pression et la violence autour des points de passage. L’augmentation des rixes entre groupes de personnes migrantes autour de Angres, Chocques, Norrent-Fontes et à Calais même depuis la destruction de la partie sud du bidonville en mars dernier en est la preuve criante.

Enfin, et ce n’est pas la moindre des choses, les discours qui accompagnent ces destructions cristallisent et encouragent les réactions xénophobes. Ces destructions sont irrespectueuses des personnes qui passent mais aussi de celles qui restent, en transformant la question de l’accueil en problème et en faisant croire qu’il suffit de détruire des abris pour régler ce problème.

Il est urgent de remettre en cause cette politique systématique d’expulsion qui n’a aucun sens.

Les organisations signataires demandent instamment aux autorités :

– un moratoire sur les expulsions et destructions d’abri, tant que des solutions adaptées ne seront pas réfléchies,

– de construire l’hospitalité. D’une part, en mettant en place des Maisons des Migrants pour les exilé.e.s en transit, proches des différents lieux de passage, comme l’actuel premier ministre le suggérait il y a trois ans, et, d’autre part, en instaurant de véritables programmes d’accueil dans les communes pour les exilé.e.s qui restent,

– de renégocier avec la Grande-Bretagne les accords du Touquet qui rendent la frontière meurtrière,

– de renégocier le règlement Dublin III qui empêche les demandeurs d’asile de déposer leur dossier dans le pays de leur choix, rallonge coûteusement et inutilement les délais d’examen de la demande et est la cause de nombreux départs de CAO, les exilé.e.s craignant de se faire expulser dans des pays qu’ils ont traversés.

Pour dénoncer la politique actuelle, inefficace et destructrice et pour défendre l’hospitalité, les organisations signataires appellent à :

participer samedi 10 septembre à la journée festive « champs de résistance » au campement de Norrent-Fontes,

– assister à l’audience au tribunal de Béthune le mercredi 14 septembre, à 14h

Signataires :

Organisations régionales :

Hauts de France :

ACC Minorités Visibles

Arras Solidarité Réfugiés

L’Auberge des Migrants

La Brique

La Cabane Juridique / Legal Shelter

Care4Calais

La Cimade – Nord/Picardie

ECnou

Emmaüs Dunkerque

Fraternité Migrants Bassin Minier 62

Gynécologie Sans Frontière – délégation Hauts de France

Ligue des Droits de l’Homme – Dunkerque

Médecins du Monde – Hauts de France

Réveil Voyageur

Secours Catholique – délégation du Pas-de-Calais

Secours Populaire – Vendin/Oblinghem

Terre d’Errance

Terre d’Errance Steenvoorde

Utopia 56

Normandie :

Itinérance Dieppe

Paris :

La Chapelle Debout

Kâlî

Organisations nationales :

Association pour la Défense des Droits des Étrangers (ADDE)

CCFD Terre Solidaire

Emmaüs France

Fondation Abbé Pierre

Groupement Étudiant National d’Enseignement aux Personnes Incarcérées (GENEPI)

Observatoire de l’enfermement des étrangers (OEE)
Revue Pratiques,les Cahiers de la médecine utopique

Syndicat de la Médecine Générale

Syndicat de la Magistrature

Dont organisations membres de la CFDA :

Elena France

Groupe d’Information et de Soutien aux Immigrés (Gisti)

Jesuit Refugee Services (JRS) – France

Ligue des droits de l’Homme (LDH)

Mouvement Contre le Racisme et Pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP)

Organisations Internationales :

Emmaüs International

Source: Contre les expulsions destructrices. Pour la construction d’une politique d’hospitalité

À Toulon ou ailleurs, les femmes ont le droit de s’habiller comme elles le désirent ! 13 septembre, 2016

Communiqué LDH

Dimanche 4 septembre 2016, à Toulon, deux familles avec de jeunes enfants qui se promenaient sur une piste cyclable ont été l’objet de très violentes agressions verbales et physiques perpétrées par un groupe d‘une dizaine de jeunes, au prétexte que deux promeneuses portaient des shorts. Les trois hommes de cette famille ont été passés à tabac, devant les enfants présents ; l’un d’entre eux, très sérieusement blessé, souffre de fractures multiples au visage. Deux des agresseurs présumés ont été arrêtés et déférés au parquet, et l’enquête policière se poursuit.

La Ligue des droits de l’Homme condamne très fermement ces comportements inadmissibles et souhaite que l’enquête menée permette à ce que les auteurs de ces agressions répondent de leurs actes devant la justice.

Elle rappelle que nulle autre limite que celle fixée par les principes fondateurs de notre République et par la loi ne saurait être opposée à la liberté des personnes d’aller et venir et de porter les vêtements qu’elles souhaitent.

La Ligue des droits de l’Homme restera extrêmement vigilante quant au respect des droits de chacune et de chacun à cet égard, et continuera résolument à se mobiliser pour combattre tous les discours de haine et d’exclusion, d’où qu’ils viennent.

Paris, le 8 septembre 2016

Source: À Toulon ou ailleurs, les femmes ont le droit de s’habiller comme elles le désirent !

Le tribunal administratif de Bastia voit des burkinis là où il n’y en a pas 13 septembre, 2016

Communiqué LDH

Le tribunal administratif a refusé de suspendre l’arrêté du maire de Sisco au motif que compte tenu des événements survenus, la présence d’un burkini sur la plage serait de nature à troubler l’ordre public.

En statuant ainsi alors que les événements qui servent d’alibi à cette décision ne reposent en rien sur le port de ce vêtement, le tribunal administratif de Bastia cautionne l’idée que le simple port de ce vêtement de bain serait de nature à troubler l’ordre public.

Cette thèse, qui fait fi de la liberté individuelle, n’est pas acceptable.

C’est pourquoi la LDH fera un pourvoi contre cette décision.

Paris, le 6 septembre 2016

Source: Le tribunal administratif de Bastia voit des burkinis là où il n’y en a pas

Du pain en temps de paix est meilleur que du gâteau en temps de guerre 13 septembre, 2016

LDH_plaquette-concours_2016-2017Les enfants et les jeunes que nous côtoyons connaissent la guerre. Abordée de diverses façons, elle fait partie de leur univers. Quotidiennement, les médias leur en proposent des images, souvent reprises en boucle. À l’école,
les programmes d’histoire n’oublient ni la guerre de Cent Ans, ni la guerre de 39-45, en passant par la Grande Guerre dont la commémoration donne encore lieu à de nombreuses initiatives. Les récits de fiction qui évoquent la guerre connaissent eux aussi un succès qui perdure. L’Iliade reste un grand classique et les multiples adaptations cinématographiques de l’ouvrage de Louis Pergaud, La Guerre des boutons, montrent que les batailles rangées entre les Velrans et les Longeverne ont gardé toute leur fraîcheur. Enfin, au chapitre des fictions, comment pourrait-on ne pas faire référence à l’engouement de ces jeunes – et parfois moins jeunes – pour les différents épisodes de Star Wars, film devenu aujourd’hui objet de culte et de dérivés ô combien commerciaux !

Pour certains enfants qui ont fui des pays dévastés par des conflits, la guerre n’a, par contre, rien d’une fiction. Elle est – ou a été – une réalité malheureusement bien tangible. Plus que les autres, peut-être, ils en connaissent le prix et la douleur. Victimes directes ou non, il y a pourtant chez tous les jeunes une aspiration à la paix. Ils savent qu’elle protège leur vie et celle de ceux qu’ils aiment, qu’elle garde intacts les lieux où ils ont grandi, qu’elle est une des conditions pour leur donner accès à l’éducation et à un avenir heureux.

Dans un moment où les conflits qui se déroulent hors de nos frontières ont aussi des répercussions dramatiques sur le territoire français, il revient à la LDH de contribuer à cette éducation à la paix qui stipule que celle-ci n’est jamais acquise. Défense des droits de l’Homme, lutte pour le respect de la diversité culturelle et contre l’impunité des criminels de guerre, dénonciation des ventes d’armes, promotion de la démocratie… les entrées dans cette thématique sont multiples.

Comme tous les ans, les formes d’œuvres individuelles ou collectives seront les bienvenues, avec le souhait que l’écrit garde toute sa place, même si les productions visuelles ou audiovisuelles qui nous parviennent sont parfois d’une qualité exceptionnelle. D’ores et déjà, les nombreuses sections qui s’investissent dans ce concours peuvent prendre contact avec leurs partenaires habituels mais aussi s’ouvrir à d’autres. Bon courage à tous, et que l’imagination soit au pouvoir !

Françoise Dumont
Présidente de la LDH, présidente du jury

Vous trouverez ci-dessous tous les éléments pour prendre part à cette initiative :

– la plaquette de présentation du concours 2016-2017
– la fiche d’inscription à remplir par les sections qui participent au concours
– la fiche de participation à remplir par les enfants/enseignant-e-s et à rattacher à l’œuvre
– la fiche bilan à remplir par les sections à l’issue du concours

Source: Du pain en temps de paix est meilleur que du gâteau en temps de guerre

#31 – Septembre 2016 : Le harcèlement à l’école et au travail : une atteinte à la dignité de la personne 7 septembre, 2016

Autour de nous, souvent à notre insu, des personnes subissent des pressions morales et physiques qui détruisent au quotidien l’équilibre de leur vie. Harcelées par des proches ou des inconnus, ces personnes cachent le plus souvent leur détresse. En parler c’est avouer sa vulnérabilité, se dévaloriser davantage aux yeux de son entourage personnel ou professionnel. Et puis à qui en parler ? Comment faire cesser la pression, être défendu, faire reconnaître le préjudice qu’on subit, faire sanctionner les agresseurs ? Ces questions amènent à porter la souffrance des personnes harcelées sur le terrain des droits et de la protection de la loi. Ce numéro des Echos vise donc à rapporter la souffrance des personnes victimes de harcèlement et aussi à indiquer les voies qui, à travers la prévention, le recours à la justice et l’appui d’associations et de professionnels, sont susceptibles d’atténuer cette souffrance et de lutter contre ce fléau. Nous avons choisi de nous centrer sur deux univers dans lesquels les enfants et les adolescents d’une part et les adultes d’autre part sont exposés aux risques du harcèlement physique, sexuel ou moral ; il s’agit du milieu scolaire et du milieu de travail.

Pièces jointes

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